Livre : « Suite(s) Impériale(s)» de Bret Easton Ellis

Pourquoi j’arrête définitivement de lire Bret Easton Ellis …

La première phrase : « Ils avaient fait un film sur nous. Le livre était adapté d’un livre écrit par un type qu’on connaissait.« 

Le Résumé de l’éditeur : Clay, l’anti-héros du premier best-seller de Bret Easton Ellis, « Moins que zéro », revient à Los Angeles. Il a vingt ans de plus, il est un peu plus vieux, un peu plus seul et désoeuvré. Il retrouve ceux qu’il a connus dans sa jeunesse, Blair, Trent, Julian, Rip… les représentants d’une génération dorée et perdue, abandonnés à la vacuité, la solitude et la vanité qui les détruisent. Producteur associé à l’adaptation cinématographique de son dernier scénario, Clay participe au casting du film, joue de son pouvoir, séduit Rain, une jeune actrice sublime et sans talent, lui fait de fausses promesses. Il est prêt à tout pour la posséder. Mais qui manipule qui ? Clay découvre vite qu’il est constamment observé et suivi… Jalousie, trahisons, meurtres, manipulations… ici, dans la Cité des Anges, chacun se heurte aux mêmes jeux d’emprise et aux mêmes démons, s’enivre de sexe, d’images, de drogues, de fêtes irréelles… et se révèle toujours plus amer et désespéré. Le vide et la fureur aspirent les personnages, et leur font perdre tout sens des limites.

L’Auteur : Bret Easton Ellis est né à Los Angeles en 1964. Dès la publication de son premier livre Moins que zéro, en 1985, il a connu un succès foudroyant et s’est imposé comme l’un des écrivains majeurs de sa génération.

Suivront Les Lois de l’attraction, American Psycho, Zombies, Glamorama, Lunar Park et Suite(s) Impériale(s), la suite de Moins que zéro. Traduite dans le monde entier, adaptée au cinéma, son œuvre est l’une des plus significatives de la littérature contemporaine.

Mon avis : J’aimais Bret Easton Ellis, j’aimais son style, sa force, son cynisme, sa description d’un microcosme pseudo-artistique jeune, désenchanté, riche, pourri, gâté, violent, brutal, dévoyé, à la limite de la psychopathie mais qui renvoyait quelque part l’image globale de notre société, et je supportais même la violence et la cruauté qui émanait de cette société déshumanisée dont l’individualisme effréné ne pouvait conduire qu’à la folie meurtrière. Il m’avait aussi fait aimer –ou du moins apprécier- Beigbeder que je n’ai jamais pu lire sans penser à lui : dans le fond Beigbeder ne fait-il pas plus ou moins que du sous Bret Easton Ellis ? En tout cas je n’étais pas surprise –je l’aurais même parié- lorsque j’ai découvert dans le livre « Premier bilan après l’apocalypse » de Beigbeder, livre -excellent au demeurant- dans lequel Beigbeder effectue un hit-parade des 100 livres qu’il souhaite conserver- que Bret Easton Ellis figurait en numéro 1.

Mais là, c’est trop. D’abord on peut se demander si Bret Easton Ellis était si peu inspiré qu’il dut reprendre les personnages de son roman « Moins que zéro » écrit 20 ans avant. Et ces derniers ne font que répéter les mêmes comportements, tentant en vain de continuer à remplir leur existences vides vernies d’un glamour écoeurant au moyen de drames vécus ou fantasmés sans avoir évolué d’un iota en 2O ans. Existences aussi vides que le roman dans lequel, hormis quelques fêtes toutes interchangeables peuplés de personnages tout aussi interchangeables –surtout les femmes décrites d’un point de vue totalement misogyne- strictement rien ne se passe durant les deux premiers tiers, l’intrigue étant inexistante et le vague fond de thriller se résumant à une Jeep bleu et à quelques SMS.

Et puis va survenir l’horreur. Que les faits soient soit vécus ou fantasmés –on ne le sait jamais vraiment et ‘est bien là indéniablement une des grandes forces de Bret Easton Ellis -, c’est insupportable, insoutenable, et la troisième partie de ce roman décrit deux scènes de torture totalement ignobles, nauséabondes, et même si d’aucuns disent que ce roman est aussi vite lu qu’oublié, ces scènes me hanteront longtemps.

Alors c’est décidé : Bret Easton Ellis pour moi c’est terminé : peut être aussi parce que moi, en 20 ans j’ai évolué …

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