Livre : « Retour à Brixton Beach» de Roma Tearne

Livre : Retour à Brixton Beach de Roma TearneUne saga à l’écriture fluide et colorée qui nous emmène du Sri Lanka à Londres à travers l’histoire d’une famille déchirée par la guerre civile et qui nous permet de découvrir l’histoire d’un pays méconnu.

Les premières  phrases : « Des policiers partout. De loin, c’est la première chose qu’il voit . Avant même d’entendre le bruit des sirènes, les hurlements. Avant même que l’équipe de la BBC n’apparaisse sur les lieux. Dans un va-et-vient austère, des vestes vert anis règlent la circulation, délimitent un périmètre au ruban bleu et blanc, canalisent les passants pour les éloigner. Voilà ce qu’il voit.. »

Le Résumé de l’éditeur (Quatrième de couverture) : Ceylan, 1973. Alice, 9 ans, aime par-dessus tout être à Sea House, la maison de ses grands-parents, au bord de l’Océan, et marcher sur le sable blanc de Brixton Beach avec Bee, son grand-père. Et puis la guerre civile a éclaté, opposant les Tamouls aux Cinghalais. Les parents d’Alice, Stanley, Tamoul, et Sita, Cinghalaise, ont décidé qu’il était temps pour eux de quitter le paradis marin de la fillette et de se réfugier en Grande-Bretagne, loin de Bee, loin de Sea House. Dans un paysage froid et hostile, Alice tente de se reconstruire et fait de l’art le support de ses passions et l’horizon de son bonheur. Jusqu’à ce matin de juillet 2005, où la violence croise à nouveau son chemin… L’Auteur : Roma Tearne a fui le Sri Lanka avec sa famille à l’âge de dix ans pour s’installer en Grande-Bretagne. Après des études d’art à Oxford, elle est devenue une artiste reconnue. Elle dirige un cycle d’ateliers d’écriture à Oxford.

 Mon avis : C’est une saga pleine de couleurs, de sons et d’odeurs qui nous fait voyager dans un pays déchiré par une guerre civile qui ne dit pas son nom mais où persistent par endroits humanité, douceur et  tendresse.

On suit sans pathos l’histoire d’Alice exilée à 9 ans dans un Londres gris et hostile, celle de sa mère Sita tentant vainement de faire le deuil d’un enfant mort né faute de soins parce que cinghalaise, elle était mariée à un tamoul, et qui n’aura connu l’amour de sa vie que quelques jours.

Une grande partie du roman se passe au Sri Lanka –Ceylan à l’époque- chez les grands parents maternels d’Alice et le grand-père d’Alice, artiste, est le deuxième héros de cette histoire à travers son refus de la stigmatisation d’une partie de la population, sa tolérance, son ouverture d’esprit, sa générosité envers les opprimés et son amour pour sa petite fille qui le lui rend bien et à qui il transmettra sa passion de la peinture.
Quant aux chapitres londoniens, ils illustrent parfaitement les difficultés liées à l’immigration, le long chemin à parcourir pour se recréer une vie dans un pays où tout est différent.

On saute dans cette histoire à pieds joints, on a du mal à en ressortir et elle vous suit longtemps. Pourtant c’est noir, très noir même mais en même temps la couleur et la lumière sont partout : Rosa Tearne est peintre et sa façon de décrire les nuances de bleu et de vert est saisissante de réalité .

Infos pratiques : Paru chez Albin Michel en 2011 (506 pages – 23,3€) puis en Livre de Poche en 2013 (624 pages – 8,10 €).

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